Essayer la Fiat 124 Spider dans le cadre d’un test presse est une expérience qui ne s’oublie pas, surtout quand le groupe Fiat (aujourd’hui Stellantis) choisit la Principauté de Monaco comme décor. À l’époque de ce reportage, la marque avait mis les petits plats dans les grands pour présenter sa nouveauté la plus glamour. Entre le prestige du Rocher et la douceur du climat azuréen, toutes les conditions étaient réunies pour une immersion totale sous le signe de la Dolce Vita.

Me voilà donc à nouveau en route pour un séjour monégasque. Après un vol rapide avec SN Brussels Airlines vers Nice, suivi d’un transfert d’une trentaine de minutes, j’intègre l’hôtel Columbus. C’est une adresse que je recommande toujours pour l’attention particulière portée aux hôtes. Avant d’attaquer les choses sérieuses, un déjeuner rapide à “La Salière”, sur le port de Fontvieille, s’impose. Partager ces bonnes adresses fait aussi partie du plaisir de tenir ce blog.

Le design de la Fiat 124 Spider, un héritage assumé
Dès le premier regard, cette Fiat 124 Spider séduit. Elle rend un hommage vibrant au modèle original de 1966 dessiné par Pininfarina. On y retrouve ce long capot, ces deux bosses caractéristiques et une poupe élégante. Visuellement, c’est une réussite totale. Cependant, pour un petit cabriolet de ce genre, le look ne fait pas tout : il faut du répondant sous la pédale.

Sous le capot, on trouve le bloc 1.4 MultiAir Turbo. Avec une cylindrée qui peut paraître modeste (1400 CC), j’avoue avoir eu une petite appréhension initiale concernant la sportivité pure. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : 140 chevaux pour un poids plume dépassant à peine la tonne.
Entre mer et montagne : le test de l’arrière-pays
Au lieu de simplement longer la côte vers l’Italie, j’ai pris le parti de m’aventurer sur les hauteurs, entre Monaco et Menton. L’objectif était clair : voir ce que cette “124” avait dans le ventre sur les routes sinueuses et escarpées de l’arrière-pays.

La petite italienne ne m’a pas déçue. Bien que je n’aie pas cherché à imiter Fangio, la puissance et surtout le couple du moteur turbo se sont révélés parfaits pour s’extraire des épingles avec vivacité. La direction est précise, le centre de gravité bas offre une stabilité rassurante, et le plaisir de conduire cheveux au vent fait oublier le reste.

Mon roadbook improvisé m’a d’abord conduit à Menton. Pour la petite histoire, un simple oubli de câble pour charger mon iPhone m’a forcé à une halte urbaine. Ce fut l’occasion de tester la maniabilité en ville. Faire un créneau avec cette voiture est un jeu d’enfant, surtout avec l’aide de la caméra de recul. C’est là que j’ai reçu le premier compliment d’un passant : « Monsieur, elle est magnifique, vous allez en profiter cet été ! ». Un constat qui confirme que les designers de Fiat ont visé juste.

Des villages perchés au circuit de Formule 1
Après ma course, j’ai bifurqué vers le château médiéval de Roquebrune par une petite route départementale étroite offrant des vues imprenables sur la Méditerranée. Chaque arrêt photo permet de contempler l’équilibre des lignes de la voiture face à l’immensité bleue.

En suivant la départementale 50, je suis arrivé à Gorbio, un village perché où le temps semble s’être arrêté. Alors que je garais la Spider sur la place du village, des enfants jouaient au foot et un vieux monsieur est venu engager la conversation. À nouveau, la voiture a attiré les éloges. Mon interlocuteur m’a alors conseillé de monter encore plus haut, jusqu’à Sainte-Agnès.

La route vers ce village, l’un des plus hauts du littoral, était encore plus abrupte. Faire monter la 124 Spider dans les tours sur ces pentes raides fut un pur régal. Arrivé au sommet, la récompense est grandiose : une vue panoramique allant de Monaco jusqu’à Vintimille en Italie.

De retour sur le port de Monaco, l’ambiance change. J’avais rendez-vous pour un verre au “Jack”, un endroit branché où les préparatifs du Grand Prix de Formule 1 battaient leur plein. Les tribunes gâchaient un peu la vue, mais l’effervescence des corps de métier s’affairant sur le circuit donnait une énergie particulière à la soirée. J’en ai profité pour repérer quelques coins pour le lendemain, notamment les vibreurs fraîchement repeints en rouge et blanc, parfaits pour un contraste photographique.

Vie à bord et connectivité
L’équipement de cette 124 Spider était déjà très complet pour l’époque. En tant que photographe et blogueur, j’ai besoin d’être connecté. J’ai passé plusieurs appels en mains libres via Bluetooth, même en roulant décapoté. Le système audio Bose, avec ses haut-parleurs intégrés directement dans les appuie-têtes, est une merveille : la voix est parfaitement audible malgré le vent, et mes interlocuteurs me recevaient tout aussi bien.

La Fiat 124 Spider, le point sur le marché actuel
À l’époque de cet essai, la Fiat 124 Spider se négociait aux alentours de 27.000 € en boîte manuelle et 29.000 € en automatique. Aujourd’hui, bien que Stellantis ait arrêté sa commercialisation, elle reste une icône sur le marché de l’occasion. Pour un modèle en excellent état et peu kilométré, les prix se sont stabilisés entre 20.000 € et 25.000 €, preuve que ce modèle devient un futur “collector” recherché pour sa fiabilité (partagée avec la plateforme de la Mazda MX-5) et son charme italien unique.

Côté technique : mon matériel photo
Pour immortaliser cette escapade, j’utilisais à l’époque mon Fujifilm X-T2. C’était un outil formidable, notamment pour les selfies et les angles complexes, car je pouvais télécommander l’appareil directement depuis mon iPhone via l’application Fujifilm Cam Remote.

Depuis ce reportage, mon sac photo a évolué et je suis retourné chez Canon, mais je garde un souvenir ému de la colorimétrie des fichiers de cet essai. La lumière du Sud, le rouge de la carrosserie et le bleu de la mer formaient un trio chromatique que le capteur Fuji sublimait à merveille.

Ce test fut bref mais intense. Le rapport plaisir/prix/style de la Fiat 124 Spider en faisait, et en fait toujours en occasion, l’un des meilleurs choix pour quiconque veut goûter à la liberté d’un cabriolet sans sacrifier le confort moderne. Vivement le prochain roadtrip !

Poursuivez l’aventure, entre patrimoine et belles mécaniques
Si vous avez aimé ce roadbook sur la Riviera, n’hésitez pas à prolonger l’aventure en découvrant les Gorges du Verdon et leurs panoramas magistraux. C’est une destination idéale pour en prendre plein la vue, avec une mention spéciale pour le Lac de Sainte-Croix, l’endroit parfait pour se reposer au bord de l’eau.

Pour les amoureux des vieilles pierres et du patrimoine, vous pouvez également faire une halte à l’Abbaye du Thoronet. Vous serez surpris par la beauté et la sérénité dégagées par ce lieu qui porte en lui plus de 750 ans d’histoire.

Enfin, si vous appréciez les belles mécaniques, je vous propose de découvrir mon article sur une autre italienne : l’Alfa Romeo 4C. J’ai eu le privilège de la conduire pendant une semaine, et même si le cadre des rues de Bruxelles était moins idyllique que les routes de Monaco, le plaisir de pilotage était bel et bien au rendez-vous.

